Le mouvement ‘Forces du Sénégal’ prône la fin de l’immunité parlementaire au niveau national

Le professeur Ndiawar Soumaré*, leader du mouvement ‘Forces du Sénégal – Dolèle sunu rew’ à lancé  lancé ce mois  la campagne ‘un citoyen, un avocat’.

Pourquoi cette campagne ?

« Nous avons fait le constat, que chaque fois qu’un homme politique faisait face à la justice, la salle d’audience était le lieu d’une véritable scène de théâtre du fait essentiellement du nombre d’avocats de la défense. Le citoyen lambda n’a pas cette possibilité de se faire représenter par plusieurs avocats. Il est même contraint dans de nombreux cas de se contenter d’un avocat commis d’office, quelque fois même non-désiré. Il y a donc de fait, une inégalité des citoyens face à la justice.

Face à cette injustice, cette justice à double vitesse, nous avons proposé, que lors d’un procès, qu’aucun citoyen ne puisse se présenter avec plus d’un avocat. Libre pour lui de se faire conseiller par plusieurs avocats, mais en dehors du tribunal. Cela garantit une plus grande équité judiciaire. Une plus grande égalité des citoyens devant la justice. Tout citoyen sera désormais représenté au cours d’un procès par un seul avocat. C’est la campagne que  nous avons dénommé « un citoyen,un avocat ». Fini les procès où ceux qui pillent les derniers publics se présentent au procès avec une dizaine d’avocats payés par les fonds détournés.

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Fin de l’immunité parlementaire au niveau national

Toujours dans cette optique de plus d’égalité de droits du citoyen, nous proposons la suppression de l’immunité parlementaire ici au Sénégal. L’immunité de nos parlementaires ne serait plus valable qu’à l’étranger. Aucune immunité ne couvrira plus les députés au niveau national.

Le procès de l’ancien maire de Dakar, et sa rocambolesque élection comme député, alors qu’il était en détention et les nombreux problèmes que cela a soulevé, nous conforte dans cette idée. Il faut faire disparaitre cette impression de favoritisme devant la justice de certains citoyens par rapport à d’autres.
L’immunité parlementaire n’existera qu’à l’étranger, car nous devons permettre aux élus de pouvoir échapper aux tracasseries lorsqu’ils sont en mission à l’extérieur du pays.

Fin de la juridiction d’exception pour les ministres

C’est pareil pour les ministres qui répondront désormais des actes de leur gestion devant les tribunaux ordinaires. Plus de juridiction d’exception au niveau national. C’est cela l’équité judiciaire ! Quand on gère des deniers publics, on doit pouvoir en rendre compte publiquement.


La Haute cours de justice ne jugera plus que les hautes trahisons. Cela sera accompagné par la fin de toute prescription sur les détournements de deniers publics.

Le procès de Karim Wade et le problème de juridiction compétente pour juger cet ancien ministre, nous conforte dans cette idée de faire juger les ministres devant les tribunaux ordinaires ».

AfriactMedia

*Le professeur Ndiawar Soumaré*, économiste et juriste, spécialiste des questions internationales. Professeur de politiques économiques et  de droit international. Il est membre du très select Centre Stratégique Africain. Il est le leader du mouvement ‘Forces du Sénégal – Dolèle sunu rew’.

 

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