Sortie de crise au Mali: les 5 mesures de la Cedeao

La Cedeao annonce cinq solutions de sortie de crise

– Et met en place « un régime de sanctions »contre ceux qui s’y opposent.

Le sommet extraordinaire des chefs d’États des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) sur la crise politique au Mali, organisé par visioconférence, a pris fin lundi après-midi.

Après plusieurs heures d’échanges, les présidents ouest-africains ont annoncé une série de mesures pour une sortie de crise au Mali.

« Nous avons demandé instamment à ce que les mesures suivantes soient prises relativement aux questions institutionnelles », a indiqué le président en exercice de la Cédéao et président nigérien Mahamadou Issoufou, procédant à la clôture du somment.

Les mesures portent sur « la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le Président du Parlement », « une recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali », « la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition et de la Société civile », « la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entraîné des décès et des blessés les 10, 11 et 12 juillet 2020 ainsi que les destructions des biens publics et privés » et « la mise en place d’un Comité de Suivi de toutes les mesures ci-dessus prises qui comprendra des représentants du Gouvernement, du Parlement, de la société civile, de la magistrature, du M5-RFP, des femmes et des jeunes, avec la participation de l’Union Africaine et des Nations Unies, sous la présidence de la Cedeao ».

Le président Issoufou a ajouté que le sommet a décidé de mettre en place « un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise, étant entendu que l’ensemble des décisions et mesures ci-dessus devront être mises en œuvre au plus tard le 31 juillet 2020 ».

Il a, par ailleurs, déclaré que les présidents ouest-africains ont réitéré leur solidarité à l’opposant Soumaïla, enlevé depuis le mois de mars par des hommes armés et ont demandé aux autorités maliennes d’intensifier les efforts pour sa libération.

Les chefs d’Etat des pays de la Cedeao s’étaient réunis lundi par visioconférence afin de trouver des solutions à la crise politique que traverse le Mali depuis plusieurs semaines.

Cette rencontre virtuelle intervient au lendemain d’une mission de médiation menée jeudi dernier par cinq présidents ouest-africains au Mali. Il s’agit des présidents ivoirien Alassane Ouattara, ghanéen Nana Akufo-Addo, nigérian Mohamed Buhari, sénégalais Macky Sall et nigérien Mahamadou Issoufou.

La mission a rencontré les différents protagonistes de la crise sans parvenir à un accord.

Agence Anadolu

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