Pétrole Sénégal : Macky Sall jugé pour haute trahison ?

Sonko appelle à faire pression sur Macky pour livrer Aliou Sall à la justice

Ressources naturelles et minières: Sonko exige « la renégociation totale de tous les contrats »

Le leader de Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonk, est formel: Le chef de l’Etat, Macky Sall « doit être jugé pour avoir trahi le peuple sénégalais » dans l’affaire Petro-Tim dans laquelle est cité son frère, Aliou Sall.

«Je ne peux pas comprendre comment un homme, Aliou Sall, qui n’a fait aucun effort, qui ne remplissait aucune condition, peut se retrouver avec ces faveurs au détriment de 15 millions de Sénégalais. Mais, le principal responsable c’est Macky Sall lui-même», a déclaré Ousmane Sonko, au cours de sa conférence de presse.

Le député de l’opposition est convaincu qu’ «il (Macky Sall) aurait pu être destitué, parce qu’il a trahi le peuple sénégalais. Il doit être jugé pour haute trahison. Pour une fois, il doit être un homme courageux ».

A défaut, poursuit Sonko, «c’est au peuple sénégalais d’assumer sa responsabilité, aujourd’hui. La jeunesse, qui souffre, doit savoir que l’enjeu fondamental est là ».

Face aux journalistes, le président de Pastef persiste et signe : «La chose est dite, elle est carrément dite. Il y a eu un ensemble de délits financiers et économiques qui ont été commis par le Président Macky Sall, Aly Ngouille et son frère. Et, le seul fait que le frère du président de la République, membre de sa famille, soit cité constitue un délit aussi bien aux yeux de la loi sénégalaise qu’à la législation internationale ».

Sonko appelle à faire pression sur Macky pour livrer Aliou Sall à la justice

Ce n’est pas demain la fin du débat sur la gestion du pétrole du et du gaz. Depuis les révélations de BBC, la polémique enfle sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Le leader de Pastef, qui ne lâche pas l’affaire, a encore fait une sortie pour charger le président de la République, Macky Sall, son frère Aliou Sall, le ministre de l’Intérieur, Aliou Ngouille Ndiaye et l’ancien ministre de l’Economie des Finances et du Plan, Amadou Ba.

D’emblée, Ousmane Sono a précisé que cette conférence de presse n’est pas pour apporter de nouvelles révélations dans cette affaire qui, selon lui, est très claire. Il dénonce, plutôt, ce qu’ils qualifient de « conglomérats de malfaiteurs économiques ». D’après Ousmane Sonko, il y a un ensemble de délits et de crimes économiques qui pèsent sur Macky Sall et sa bande. Dans cette affaire, renseigne Ousmane Sonko, il y a un trafic d’influence. « Le seul fait que Aliou Sall soit présent à ce niveau constitue un délit aussi bien dans la loi sénégalaise qu’au niveau international, qui traque la corruption inter-frontalière. Le seul fait qu’Aliou Sall soit impliqué dans cette affaire constitue un délit voisin à la corruption. Dans ce dossier, il y a eu prise illicite d’intérêt, fraude fiscale », a déclaré Ousmane Sonko. Qui révèle que « Ce sont des centaines de milliards que le Sénégal a perdu. Les montants qu’il a perçus et qui ont été avancés par le reportage de BBC n’ont jamais été déclarés. C’est de la fraude fiscale. Dans ce dossier, il y a une concussion, il y a eu délit d’initié. Tout le dossier est cousu de fil blanc ».

Que la jeunesse prenne ses responsabilités

D’après le leader de Pastef, Macky Sall devait être destitué de son poste de président de la République puisqu’il a commis une haute trahison. Il a, accuse Ousmane Sonko, trahi le peuple au profit de son frère. « Je lui lance un appel en lui demandant de faire preuve de courage. Faire preuve de courage, c’est ne pas se cacher derrière la police et la gendarmerie pour mater les opposants, mais c’est faire face au peuple et faire son mea-culpa parce qu’il a lourdement fauté », soutient-t-il.

Dans le même sillage, Ousmane Sonko lance un appel au peuple sénégalais en leur demandant d’assumer leur responsabilité. « Le peuple sénégalais, particulièrement la jeunesse qui souffre, doit savoir que l’enjeu est là. Le peuple soudanais ou le peuple algérien ne doit pas être plus dignes que nous. Il faut que le peuple sorte pacifiquement mais si on veut nous confisquer le droit de nous rassembler, il faut faire face. Il faut que le peuple fasse pression sur Macky Sall. Il faut que Macky Sall livre son frère à la justice. Il faut que tous ceux qui sont trempés dans cette affaire soient conduits devant les tribunaux. Il faut que le peuple l’exige parce que c’est l’avenir de ce pays qui est en jeu », soutient-il en indiquant que c’est le moment de mener la mère des batailles. « Si nous gagnons cette bataille, nous avons gagné la bataille du développement », conclut-il. – Dakarmatin.com-

Ressources naturelles et minières: Sonko exige « la renégociation totale de tous les contrats »

Le président du parti Pastef/ Les Patriotes, Ousmane Sonko demande la renégociation « totale, entière et complète » de tous les contrats signés dans le domaine des ressources naturelles et minières.

« Les exigences, c’est de mettre la pression sur l’ensemble de ces entreprises, mais l’exigence fondamentale, pour le peuple sénégalais, pour tous ceux qui veulent se battre, c’est la renégociation totale, entière et complète de l’ensemble des contrats qui ont été signés dans le domaine du pétrole, du gaz, du fer, de l’or, des ressources halieutiques et du zircon », a déclaré Ousmane Sonko. Qui pense que cela pourra nous permettre de multiplier le budget de l’Etat du Sénégal du simple au quintuple en moins de 5 ans.

« S’ils pensent que le Sénégal sera le Congo, le Gabon ou je ne sais quel autre pays, ils se trompent et nous ne l’accepterons pas. Les ressources naturelles du pays profiteront d’abord au peuple sénégalais parce qu’on n’en a plus besoin qu’eux-mêmes », a-t-il ajouté. – Seneweb.com –

Sonko: « Depuis que l’affaire Petro-Tim a éclaté, certaines autorités n’osent pas aller aux États-Unis »

Le député Ousamne Sonko a fait une nouvelle révélation dans le scandale présumé autour de l’attribution des contrats d’exploitation du pétrole et du gaz sénégalais.
« Depuis que l’affaire (Petrotim) a éclaté, il y a des autorités qui n’osent pas mettre les pieds aux États-Unis », a-t-il fait savoir lors de sa conférence de presse.
« Elles ont peur d’être appréhendées. Vous voyez le cas Cheikh Tidiane Gadio », a ajouté Ousmane Sonko. Qui dit « n’avoir plus de qualificatifs pour les qualifier ».
Ousmane Sonko a par ailleurs appelé ses militants à prendre part à la marche de la plateforme » Aar Linu bokk », prévue ce vendredi 21 juin, sur le boulevard Général De Gaulle à Dakar. -Seneweb.com-

Ousmane Sonko : «L’attitude du procureur est ridicule»

Ousmane Sonko n’a pas du tout apprécié la sortie du procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, le 13 juin dernier, invitant les «connaisseurs» du pétrole à témoigner devant la Division des investigations criminelles (Dic) pour élucider l’affaire Petro-Tim impliquant Aliou Sall, frère du président de la République.

 «L’attitude du procureur est ridicule», a-t-il déclaré ce jeudi, face à la presse. 

«C’est un procureur politique, qui était dans son meeting», a ajouté Ousmane Sonko qui jure, en effet, qu’il n’a plus rien à prouver. «Ce dossier est cousu de fil blanc. Les infractions ne sont plus à démontrer. Depuis quand un procureur fait un appel à témoins sans donner les faits du crime ?», a martelé le député de l’opposition.  

Sonko ajoute que le maitre des poursuites «devrait accepter qu’il y a eu détournement dans la gestion de notre pétrole. A ce moment-là, on pourra comprendre qu’il fasse un appel à témoins. Dans ce cas précis, les auteurs ont été identifiés : il s’agit de Macky Sall, Aly Ngouille Ndiaye et Aliou Sall». -Seneweb.com-

L’enquête de la Bbc a été bouclée avant la Présidentielle… 200 Giga de nouvelles données en attente

La chaîne britannique BBC n’a pas encore tout dit dans ce scandale de corruption supposée qui lie Pétro Tim à Aliou Sall, le frère du président de la République. Ce documentaire est juste un petit bout par rapport à la mine d’information que la rédaction de la chaîne multinationale a à sa disposition. Pire, l’enquête avait été bouclée avant l’élection présidentielle de février dernier. Toutefois, les responsables de la BBC ont différé la publication pour éviter qu’on leur accuse d’ingérence.

Aliou Sall et ses acolytes ont bien fait de ne pas poursuivre en justice la chaîne publique britannique. Nos confrères de la BBC ont, dans leurs investigations qui ont impliqué plus d’une dizaine et d’éminents journalistes de la boite, découvert de quoi faire tomber un building. Des journalistes, avec qui PressAfrik échange depuis le début de l’affaire, sont catégoriques. Ils disposent d’un disque dur de plus de 200 Giga de données sans compter une importante paperasse qui retrace au détail prêt les opérations et magouilles entre Franck Timis, Aliou Sall ou Agritrans et même au-delà de ce dossier. «Nous avons de quoi faire des publications en plusieurs jets. Ceux qui disent que nous avons instruit à charge ne comprennent pas que nous avons été très fair-play. Les règles de la profession ont été scrupuleusement respectées. On ne peut pas traiter une enquête du genre à laquelle le frère d’un chef d’Etat et même tout un gouvernement sont mêlés sans prendre les précautions d’usage», a confié un confrère membre de la rédaction de BBC, qui a requis l’anonymat parce parlant sans l’aval de la direction. 

« L’enquête a été bouclée bien avant la Présidentielle »

Un autre journaliste de la chaîne britannique, qui s’est confié à PressAfrik, qui a eu à travailler sur le dossier, a confié que l’enquête a été bouclée bien avant la présidentielle du 24 février dernier. C’est à l’issue d’une réunion du comité éditorial et des responsables, qui ont participé aux investigations, qu’il a été décidé de différer la publication. «La direction de la BBC a estimé que compte tenu des éléments lourds et graves, cela pourrait avoir une incidence sur les élections et jamais ils ne prendraient cette responsabilité surtout que c’est une chaîne d’une puissance étrangère. Ceux qui pensent que BBC a voulu ou cherche à mettre le feu au Sénégal, c’est parce qu’ils n’ont rien compris ou il s’agit simplement de gesticulations de politiques qui veulent se faire remarquer».  

Les confrères ont souligné que c’est toute une rédaction qui a travaillé sur le dossier en même temps que la journaliste Mayeni Jones qui l’a porté. Ils ne voulaient pas mettre en danger les journalistes sénégalais agents dans la boîte c’est pour cela que la diffusion a été confiée à une étrangère. 

Nos confrères ont également révélé qu’ils ont travaillé sur bien d’autres dossiers explosifs au Sénégal et dans d’autres pays africains et c’est un comité éditorial qui décide du calendrier de diffusion. – Pressafrik.com-

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