Quelles stratégies de défense face à la dictature ?



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par Alain Tortosa.

Notre rapport à la dictature, à la révolte et à la soumission.

Adhésion, compromis, auto-trahison, intransigeance, renoncement… ?
Quelles stratégies de défense face à la dictature ?

Prenons par exemple l’obligation du port du masque…

Nous pouvons :

– Adhérer à la menace du virus mortel

Dans ce cas de figure le port du masque sera non seulement une contrainte acceptable, mais de plus sera en accord avec nos valeurs et, qui plus est, valorisé par la dictature, mais aussi auto-valorisé.

« Qu’est-ce que je suis une personne bien quand même ! Je protège les autres ! » Précisons que 2020 a été l’année de la solidarité, fini l’égoïsme… (ne rions pas).

– Le compromis

À la différence de « l’adhésion plénière », nous allons renoncer à une partie de nos désirs, mais sans renier nos valeurs.

Le profil sera celui d’une personne modérée dans ses croyances, considérant que le port du masque « ce n’est pas génial », mais pour autant « pas si grave ».

Pour lui, il ne menace pas outre mesure la santé de son porteur… et plus encore, « il sauve des vies ».

Ce renoncement n’en est pas un, car il est « choisi » (sur des données mensongères. Nous sommes dans la manipulation et dans l’extorsion du consentement) et aussi bien « diplomatique » qu’« intelligent », car ce « choix » demeure totalement compatible avec nos croyances.

Ici encore je pourrai m’auto-valoriser en constatant ma « sagesse » et mon « sacrifice » au service de la collectivité !

Ce sera quand même beaucoup plus flamboyant de s’en convaincre que d’adhérer par lâcheté et par confort comme le fait une grande partie de la population.

– L’auto-trahison sous couvert de compromis

Ah, il fait mal celui-ci !

À la différence du compromis, nous allons aussi renoncer à une partie de nos désirs, mais en essayant de nous auto-convaincre que cela relève d’un « choix » stratégique, de la diplomatie ou de l’intelligence.

Alors même que nous trahissons plus ou moins, consciemment ou pas, nos valeurs !

Le profil sera celui d’une personne qui considère que le masque relève de la muselière, de la maltraitance, et qu’il est totalement inefficace pour lutter contre cette « épidémie ».

Un exemple éclairant est celui du port du masque pour nos enfants.

Nous allons accepter qu’ils le portent (le plus mal possible) en cherchant à nous convaincre que ce n’est pas si grave pour eux aussi bien pour leur état de santé physique que psychique. Nous allons aussi nous réfugier derrière nos impossibilités diverses (et réelles) de retirer nos enfants de l’école ou de nous opposer de pied ferme…

Nous allons ainsi faire notre possible pour nous « acheter une conscience » quand bien même nous nous mentirions à nous-même et nous trahirions nos valeurs.

Ceci est d’autant plus dévastateur pour notre moi qu’il nous renvoie à la notion de limite.

« Où est ma limite ? Vais-je accepter qu’ils soient vaccinés, qu’ils aient un passeport sanitaire, une puce RFID ? »

Un autre exemple, moins douloureux, est de décider de porter le masque sous le nez.

De cette façon, je peux respirer, j’échappe à la contravention (sauf exception) et je peux me convaincre que je suis dans une forme de résistance face à l’oppresseur en regardant tous les « moutons masqués jusqu’aux oreilles ».

Néanmoins, je suis aussi conscient d’obéir en partie à un arbitraire auquel je n’adhère absolument pas et que cette obéissance que je peux penser « intelligente » et « pragmatique » relève aussi de ma lâcheté.

– Les intransigeances

L’intransigeant se divise en 2 groupes, l’intransigeant héroïque et l’intransigeant fuyant.

L’intransigeant héroïque

Il ne transige pas avec ses valeurs et ne met pas de masque, jamais !

Il fréquente les lieux publics, les transports, les magasins tel un super héros.

Son attitude de confiance totale ou guerrière peut lui permettre d’échapper à la police politique, mais c’est quand même très très risqué…

L’intransigeant fuyant

Lui non plus ne transige pas avec ses valeurs, mais à la différence de l’intransigeant héroïque, celui-ci abandonne le terrain à l’ennemi.

Je vous avoue humblement que je rentre dans cette catégorie.

Il ne fréquentera que des lieux dans lesquels le risque est limité afin de ne pas s’opposer directement à la police de Vichy.

De fait, il aura une forte tendance à l’auto-confinement.

Si ses valeurs « anti-masque » sont totalement préservées par son attitude, en revanche il pourra vivre l’abandon de terrain aux ennemis comme une forme de trahison de ses valeurs. Il aura tendance à ne pas se trouver extrêmement courageux de ne pas monter au front et d’attendre qu’autrui le fasse pour lui.

En ce sens, il n’est pas seul au club. Nous sommes des millions à être opposés à la dictature et il n’y a pas grand monde dans la rue alors même que les réseaux sociaux ne nous permettront jamais d’en sortir.

– Le renoncement à la lutte

C’est celui qui fait le plus mal à son estime de soi.

Le renoncement à la lutte, « je pense que le masque est inefficace et maltraitant » et pourtant j’obéis, je le mets parfois ou tout le temps…

Imaginez l’état de délabrement de notre conscient ou de notre inconscient.

Bien entendu, nous essaierons de nous rassurer en pensant qu’il n’y a rien à faire, que la guerre est perdue d’avance…

Nous passerons notre cerveau en mode survie, mais à quel prix !
Efficacité de chaque mode de « défense », de fonctionnement, face à la dictature

Je ne reviendrai pas sur l’adhésion ou sur le renoncement ni même sur le compromis consenti qui ne participent pas à la lutte contre la dictature…

Restent les autres options :

– L’auto-trahison

Dans ce mode de lutte, la dictature n’est pas, ou peu, au fait que je n’adhère pas à ses lois iniques.

Soit elle l’ignorera totalement pendant que mes enfants portent le masque, soit elle verra des petits signes comme un masque sous le nez.

La plupart des spectateurs endormis par la propagande verront en nous, probablement, une personne irresponsable et sans le moindre respect pour les autres, plutôt qu’une forme de résistance.

Je rappelle pour celles et ceux qui l’ignoreraient encore que le port du masque n’a strictement aucune visée sanitaire, mais celle de rendre visible une épidémie dont nous ignorerions totalement l’existence sans les médias et le masque obligatoire.

De fait, le porter sous le nez, voir même sur le cou, rend quand même la menace fantôme visible et c’est l’essentiel.

S’il y avait un virus mortel et que le masque présentait la moindre efficacité, toute personne qui le porterait mal, fumerait, mangerait, etc. serait immédiatement verbalisée et condamnée pour mise en danger de la vie d’autrui.

Ceci confirme qu’il n’est qu’un objet de notre soumission.

Pour rendre la mesure de résistance face à l’oppresseur efficace, il faudrait qu’une écrasante majorité le porte mal pour y voir un symbole de résistance.

Je pourrais dire qu’il en est de même de retirer ses enfants de l’école.

Si le geste est isolé, cela arrange plutôt Vichy qui se débarrasse d’un problème devenu invisible. En revanche, si 10% des élèves sont retirés, le pouvoir rigolera beaucoup moins.

– L’intransigeant héroïque

Il a le mérite d’être totalement en accord avec ses valeurs, mais pour autant son action héroïque peut s’apparenter parfois plus à de la connerie… la frontière entre le débile et le héros est souvent bien mince.

Bref d’un point de vue de lutte contre la dictature, ici encore, seul le nombre rendra le message efficace.

– L’intransigeant qui se réfugie dans ses quartiers

Il est évident que son action ne dérange pas le moins du monde la dictature, ici encore, tant qu’elle reste isolée.

En revanche si des centaines de milliers de personnes limitaient au maximum leur consommation, abandonnaient le terrain de la consommation, ce vide et cette perte de PIB ne sauraient demeurer inaperçus et seraient de nature à vraiment mettre des bâtons dans les roues à la dictature.

Nous voyons donc ici que notre façon d’appréhender la dictature n’a que peu d’effet pour lui faire obstacle et que finalement la méthode employée importe relativement peu.

Ici encore, seul le nombre sera de nature à lui causer souci…

On se focalisera donc sur la méthode qui est le plus en accord avec nos valeurs afin de pouvoir continuer à nous regarder dans un miroir dans quelques années lorsque nos enfants et nous-mêmes serons devenus des zombis au service d’une dictature.

Je vous rappelle que les personnes qui n’auront connu que la dictature et qui auront été formatées dès le plus jeune âge comme les enfants, penseront naturellement que tout ceci est « normal ».

Vous êtes-vous posé la question de votre appartenance à une des catégories citées et de sa compatibilité avec vos valeurs ?
L’indispensable compromis ?

Il est d’usage de dire qu’une guerre (avec des militaires) se termine toujours autour d’une table de négociation et donc avec des compromis… et que l’on aurait pu éviter la phase barbarie.

Que nenni !…

L’objectif même du conflit armé est de supprimer autant que faire se peut la négociation.

Le vainqueur décide et le vaincu cède…

C’est ainsi que les conditions de la reddition en 1918 étaient tellement inacceptables pour les Allemands qu’elles ont largement participé à la montée du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale.

De l’intérêt donc de la guerre et de l’épreuve de force pour éviter le compromis.

Plus nous serons visibles sur le théâtre des opérations, soit par la chaise vide (retirés du monde capitaliste), soit sur le terrain par la désobéissance civile, et plus nous serons en mesure de faire céder la dictature et retrouver des libertés.

Il va s’en dire que tant que nous continuerons notre petite guerre uniquement sur des réseaux sociaux en jouant au jeu du chat et de la souris de la censure…

Tant que nous nous focaliserons sur ce qui nous sépare et non ce qui nous rassemble, plus la dictature demeurera tranquille pour les prochains mois et prochaines années.
Le dos rond et autres compromissions

Nous avons vu que dans le cadre du port du masque au quotidien, la désobéissance unitaire n’était pas de nature à perturber la dictature. S’opposer pour s’opposer ne présente pas, ou peu, d’efficacité, dès lors que l’on ne conceptualise pas parfaitement l’objectif. Je le dis encore, l’héroïsme face à un ak47 relèverait plus de la connerie que de la bravoure. Pour autant, la réflexion me semble indispensable et je vais pour cela évoquer le problème des manifestations.
Attitude face à la dictature et manifestations (regroupements)

Nous sommes passés d’un régime déclaratif « je vous annonce que… » à un régime d’autorisation « voulez-vous bien que »… preuve en est, pour ceux qui l’ignoreraient encore, que la France est bien une dictature.

Aujourd’hui, pour être autorisé à manifester, vous devez, à minima, vous engager à respecter ce contre quoi vous vous battez. En clair, vous devez porter un masque, respecter la distanciation et utiliser du gel. Une manif légale contre le système ne saurait se différencier de passants dans la rue…

C’est un peu comme si vous vous engagiez à obliger tous les manifestants d’un mouvement pour la promotion du véganisme à manger un hot-dog au début du rassemblement ! Obliger le port du masque dans un mouvement qui dénonce le port du masque est tout aussi délirant…

Dans la vie, nous avons parfois le choix entre le calcul, la politique et l’intransigeance… Les données sont pourtant limpides… si vous refusez de cocher que vous ferez appliquer la dictature, alors votre manifestation sera interdite – fin de l’épisode.

Si vous déclarez faire respecter les lois de Vichy, mais que vous ne mettez pas en œuvre les moyens permettant de faire respecter cesdites lois, alors l’État fasciste aura toute liberté de vous poursuivre et de vous faire condamner au prétexte que VOS manifestants n’ont pas respecté les règles.

Celles et ceux qui veulent manifester deviennent de fait dans l’obligation de renier certaines de leurs valeurs afin de pouvoir accéder à un espace où la lutte est possible. Imaginez une manifestation pro végane avec des manifestants tenant un hot-dog dans la main. Ce n’est pas plus ridicule que des manifestants anti-masque avec des masques !

Je vous rappelle que je pense que la lutte passe par la rue et la sortie des réseaux sociaux.

Afin de ne pas prendre parti, je vais faire une pirouette et me projeter dans le futur.

Dès lors que la contestation commencera à vraiment inquiéter Vichy, celle-ci sera obligée de restreindre encore plus les conditions de manifestation.

Un moyen le plus simple dans un premier temps sera d’obliger un test PCR négatif pour tous les manifestants et dans un deuxième temps une vaccination obligatoire.

Vous pourriez en rire ou penser que je suis dans la démesure, mais j’imagine que vous serez nombreux à penser que ce sera la réalité dans quelques semaines ou quelques mois. S’il y a un peu plus d’un an nous vous avions décrit notre présent, personne ne l’aurait cru.

Au même titre que pour le hot-dog, allons-nous nous faire vacciner pour manifester contre la vaccination ?

Vous voyez bien qu’il y a une limite et qu’il est donc légitime de se poser la question quant au franchissement de la ligne jaune de nos valeurs dès aujourd’hui… Cette ligne jaune est-elle franchie dès lors que l’on accepte de se plier à l’obligation du port du masque et des gestes barrières dans une manifestation ?

Tout en étant bien conscient que le « fou » qui ose déclarer une manif (fou au sens héroïque) devra bien se protéger et donc demander aux manifestants de respecter l’irrespectable. Je vous avoue bien humblement ne pas avoir le courage de ce « fou » et encore une fois je comprends évidemment que le déclarant est dans l’obligation de « composer avec la dictature » pour ne pas être piétiné par l’arbitraire.

Alors existe-t-il une alternative ? Est-il raisonnable d’anticiper l’inéluctable ?

La solution serait-elle de se passer de permission pour nous réunir ?

Sommes-nous aujourd’hui plus protégés, plus à l’abri de la violence d’État, en nous réunissant dans la rue avec un Ausweis d’autorisation de manifestation (tout en sachant pertinemment que nous ne respecterons pas à la lettre nos engagements écrits) ?

Je ne suis ni juriste ni obergruppenführer, de fait ma réponse sera purement théorique. Si le risque de se réunir par milliers dans la rue sans autorisation nous exposait principalement au dispersement par les forces du mal, cela ne serait pas forcément contre-productif pour réveiller les Français…

Même le fait d’avoir un refus de manifestation pour n’avoir pas coché que l’on obligerait le port du masque pourrait aussi être un outil de lutte contre la dictature. Ce refus pourrait être brandi tel un étendard :

« La police de Vichy interdit une manifestation anti-masque pour non-respect du masque ! »

Bref, je n’ai pas de réponses (définitives), mais je ne suis pas certain que le mode déclaratif soit le plus efficace ni le plus protecteur. Il l’est peut-être encore un peu aujourd’hui, mais si demain un test PCR négatif devient obligatoire alors le débat ne sera plus de mise.

Le carnaval non déclaré de Marseille du 21 mars, réunissant plusieurs milliers de participants, n’est-il pas une preuve que c’est à nous de reprendre nos droits et notre liberté et qu’il est illusoire de demander à la dictature de nous l’accorder via des autorisations qui n’en sont pas ?

Petit bémol, comme à l’accoutumée la réaction politique, médicale et des journalistes a été hystérique pour nous laisser croire que cette fête allait être source de clusters… le mensonge se perpétue.

Merci

Alain Tortosa

Auteur de l’ouvrage « 7 milliards d’esclaves et demain ? »

https://7milliards.fr/tortosa20210321-rapport-a-la-dictature.pdf

source : https://nouveau-monde.ca

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