Pourquoi les investissements saoudiens et émiratis ont-ils chuté au Maroc?

En 2018, les investissements directs de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont chuté au Maroc, selon un rapport de l’Office des changes marocain, de 68,5% par rapport à 2014 pour les saoudiens et de 41,4% par rapport à 2015 pour les émiratis.

Les investissements de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis au royaume chérifien ont considérablement chuté durant l’année 2018 après déjà plusieurs années de baisse, selon un récent rapport de l’Office des changes marocain, cité par le site d’information Mondafrique.


Les chiffres de l’Office affichent une baisse des investissements saoudiens de 68,5% en 2018 par rapport à 2014. Ainsi, ils sont passés de près de 350 millions de dollars en 2014 à moins de 50 millions de dollars en 2018. Quant aux investissements émiratis, selon la même source, ils ont baissé de 41,4% en 2018 par rapport à 2015.
Cette situation a profité au Qatar qui a vu ses investissements s’améliorer de 68% en 2018, pour dépasser les 100 millions de dollars, a indiqué le même rapport.

En février, une crise diplomatique est née entre Rabat et Riyad suite à l’entretien accordé par le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita à la chaîne qatarie Al Jazeera. Lors de cette interview, le diplomate avait indiqué que l’engagement de son pays dans le conflit au Yémen, sous la direction de la coalition arabe menée par Riyad, avait «changé».


Par ailleurs, le ministre marocain a également laissé entendre que Rabat avait refusé de recevoir en novembre 2018 le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa tournée au Maghreb.
Une semaine après l’entretien du chef de la diplomatie marocaine avec Al Jazeea, la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya a diffusé un documentaire sur le conflit du Sahara occidental. Dans ce reportage, la chaîne de télévision affirme que le Maroc a «envahi le Sahara [occidental, ndlr] après le départ des colonisateurs espagnols en 1975».

Le 28 mars à Rabat, Nasser Bourita avait déclaré que les relations entre le Maroc et les monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, devraient se «faire dans les deux sens» et non «à la carte», brassant toutes les questions d’intérêt commun. Le responsable avait affirmé que la politique étrangère de son pays était une «affaire de souveraineté».

Sputniknews

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