Mauritanie : Des groupes parlementaires veulent criminaliser la normalisation avec Israël

Des groupes parlementaires mauritaniens exhortent le Parlement à promulguer et à approuver dès que possible un texte de loi visant à criminaliser une éventuelle normalisation des relations diplomatiques entre Nouakchott et Tel Aviv.

L’Union des Forces de Progrès, l’Alliance populaire progressiste et l’Alliance pour la Justice et la Démocratie, trois groupes parlementaires mauritaniens issus de l’opposition, ont appelé dans un communiqué « à faire un effort législatif urgent pour renforcer le consensus national historique qui existe depuis la création de l’État mauritanien concernant son soutien (…) à la cause palestinienne ».

« Une normalisation [avec Israël] est un crime, en plus d’être une violation du consensus des peuples qui soutiennent la paix et l’anticolonialisme ».

Ce serait également « une reconnaissance des crimes sur lesquels l’entité usurpatrice [sioniste] a été établie et qu’elle continue de commettre quotidiennement », ajoute le communiqué cité par les médias israéliens.

« À la lumière de l’élargissement du cercle de normalisation avec Israël – un phénomène qui touche nos régions maghrébines et africaines –, cela n’est plus un secret que de nombreuses pressions sont exercées à la vue de tous, mais aussi en secret, pour que d’autres pays rejoignent ce sinistre mouvement », conclut le document.

Abdel Salam Ould Harma, chef du parti Al-Sawab et député du Parlement mauritanien, a annoncé que plusieurs partis politiques au Parlement avaient l’intention de faire une proposition contre le régime sioniste.

Le but de la proposition est de criminaliser la normalisation des relations avec le régime sioniste et de déclarer cette question comme une « affaire illicite », a rapporté l’agence de presse Rimtoday, citant M. Harma.

Le communiqué indique que les partis Al-Sawab, « l’Alliance progressiste du Peuple » et « l’Alliance pour la Justice et la Démocratie » ont appelé les autres partis parlementaires à redoubler d’efforts pour légiférer cette proposition, d’une manière qui reflète la réalité du consensus national historique mauritanien en faveur de la cause palestinienne.

Le communiqué a noté la solidarité de toutes les couches de la société mauritanienne et leur décision de n’accepter aucune relation avec le régime sioniste, ce qui purgerait la Mauritanie de « la sinistre relation que l’ancien régime avait établie » et qui s’est soldée par son effondrement, rapporte le site iranien francophone Press TV.

À cet égard, le mouvement « Attawhid Wal Islah » (Mouvement de l’Unicité et de la Réforme) affilié au parti marocain « la Justice et le Développement » a souligné la nécessité d’annuler la normalisation du Maroc avec le régime sioniste.

Le mouvement a averti que la normalisation influencerait le tissu national marocain et aurait des effets négatifs sur l’unité du peuple et la stabilité du Maroc.

Aws al-Ramal, le premier vice-président du mouvement, a déclaré que le bureau exécutif Attawhid Wal Islah avait souligné lors de sa réunion de samedi qu’il était opposé à la normalisation avec le régime sioniste.

Sous la houlette des États Unis, l’entité sioniste a établi en 2020 – ou repris – des relations diplomatiques avec quatre pays arabes : les Émirats Arabes Unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc.

source : https://french.almanar.com.lb/

Réseau International

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