Maroc, Algérie, le Maghreb vote pour la Chloroquine, le reste de l’Afrique devrait suivre

Coronavirus en Afrique 24 mars 2020

Au Maroc comme en Algérie, les traitements à base de Chloroquine et d’hydroxychloroquine seront déployés pour soigner les malades de contaminations au coronavirus. En France la réflexion se poursuit alors que le nombre de personnes contaminés a dépassé les 20 000, que les décès s’accélèrent et que les 1 000 morts de l’infection vont être atteint dans la nuit. Face à l’accélération du virus, il est probable que l’Afrique subsaharienne suive les pays du Maghreb et opte pour la Chloroquine, traitement antipaludique déjà bien connu sur le continent.

Khalid Ait Taleb et Abderrahmane Benbouzid, respectivement ministres de la Santé marocain et algérien, ont annoncé que leurs pays allaient utiliser la Chloroquine et ses dérivés pour soigner leurs patients infectés par la Covid-19. Ce médicament antipaludique, mis en avant par le médecin infectiologue français Didier Raoult, fait encore débat en France sur ses effets secondaires. Un sujet qui n’en est pas vraiment un sur le continent africain où la molécule est déjà connue et utilisée depuis plus de 40 ans pour soigner le paludisme.

Coté marocain, le ministère de la Santé a annoncé avoir réquisitionné l’intégralité du stock de Nivaquine (dérivé de la Chloroquine) produit localement par le groupe pharmaceutique Sanofi Maroc. Cette réquisition a pour objectif de permettre une distribution contrôlée des médicaments, d’éviter le marché noir. Le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb a précisé, afin d’assurer une parfaite maitrise du circuit d’approvisionnement, que  » la traçabilité devrait être assurée par la mise en place d’un registre de gestion et de dispensation”.

En Algérie, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a déclaré à la télévision nationale que « se basant sur l’expérience de certains pays, la commission scientifique a décidé de mettre en œuvre un nouveau protocole de traitement, basé sur un médicament produit localement et importé. Il sera prescrit aux cas confirmés et il est disponible en quantités suffisantes », référence claire à la Chloroquine dont les essais mis en avant par Didier Raoult ont convaincu le monde entier, Trump lui même ayant fait référence aux travaux de l’éminent professeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, en France.

Dans le reste de l’Afrique, la Chloroquine et ses dérivés ont été pris d’assaut dans les pharmacies et le risque est grand maintenant de voir proliférer des copies contrefaites sur les marchés. Il est donc plus que nécessaire, à l’image de la réquisition du Maroc, que les Etats africains prennent les choses en main pour éviter la panique et la prolifération de produits nocifs et non contrôlés vendus par ceux que l’on surnomme les commerçants de la mort.

Par Ali Attar– 

Afrik.com

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