Le professeur Raoult règle leur compte aux médias

Le dernier épisode des aventures du professeur Raoult vient de sortir. Assez peu d’effets spéciaux, aucune cascade. Blouse blanche, allure de mousquetaire, une machine à café en arrière-plan. La production persiste à limiter le budget alors que le look du personnage semble tout indiqué pour un film de cape et d’épée. Pas même un seul cheval à l’horizon. De qui se moque-ton ?

Les dialogues, en revanche, méritent le détour. Notre héros s’aventure, cette fois-ci, sur des terrains jusqu’alors inexplorés lors de ses dernières interventions. Le téléspectateur frémit. « Mais que fait-il ? Non ! Il ne va pas oser ? » Eh bien, si ! Après avoir constaté la révolution du droit à la parole engendré par l’apparition des réseaux sociaux, le professeur se lance, tête la première, contre la grande méchante collusion médiatique avec cette phrase qui pourrait le voir banni à jamais des plateaux de BFM TV et de ses semblables (âmes sensibles s’abstenir) : « C’est pour ça que les médias traditionnels peuvent éventuellement qualifier de “fake news” ce qui ne sont pas les news que eux propagent. »

Mais professeur… Et la science, dans tout ça ? Patience, ami téléspectateur, car tout au long de la séquence, Didier Raoult explique l’interaction de l’une avec l’autre. « Il y a beaucoup de reproches qui sont faits par des gens conservateurs sur les mécanismes de diffusion de l’information et de la connaissance qui ne sont plus en adéquation avec les moyens actuels », déclare-t-il à la dixième minute de la vidéo. Coup de théâtre. Le professeur sort de ses prérogatives médicales pour expliquer les réactions hostiles à ses travaux. Et nous qui croyions qu’il n’y avait pas d’effets spéciaux. Quelle bévue ! Et même une cascade : « Tout d’un coup explose le droit à la parole de tous, que sont les réseaux sociaux, ce qui, bien entendu, entre en conflit financier avec le droit à la parole des médias traditionnels. »

Déjà, devant les écrans, le public scande « Raoult Président ! » Mais, au fait, et cette épidémie ? Que devient-elle ? Dès le début de l’entretien, le professeur dresse un constat : « On a une diminution constante du nombre de cas diagnostiqués et d’hospitalisations en réanimation. » Vague qui serait également descendante aux États-Unis. « Il est possible que, d’ici un mois, il n’y ait plus de cas du tout dans la plupart des pays tempérés. » Et c’est à ce moment précis que Rantanplan Macron arrivera, les bras chargés de masques. Mais ne dévoilons pas le ressort comique du prochain épisode.

Prof Raoult : « Le temps qu’il faut pour traiter ça est très court. Si on commence à faire des études qui se terminent quand il n’y a plus de maladie… » Nous sommes en guerre, mais les troupes arriveront après la bataille. Décidément, le scientifique marseillais n’y connaît rien en stratégie.

Jany Leroy

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Voltaire

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