La France en Afrique, la Guinée Équatoriale un cas particulier

Après les indépendances, la France a gardé sa mainmise sur le continent africain par un système mafieux connu sous le nom de la Françafrique : pillage des ressources naturelles, corruption des élites, répression et massacres des populations africaines. La Guinée Equatoriale en fait partie, mais c’est un cas à part.

Les présidents Blaise Compaoré de Burkina Faso, Alassana Ouattara de Côte d’Ivoire, Faure Eyadéma de Togo, Ali Bongo de Gabon, Sassou N’Gueso de Congo Brazzaville, Paul Biya du Cameroun, François Bozize de Centrafrique, pour ne citer que ceux-là, tous à différents niveaux, ont été placés au pouvoir par la France, le plus souvent par la force. Seul le président de la Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, hispanophone, au pouvoir depuis 32 ans, s’est fait roi tout seul en Afrique Centrale à l’issue d’un couronnement de quarante ans. La découverte d’immenses gisements de pétrole et gaz dans son pays a fait de lui un homme redoutable dont la montée en puissance fait grincer les dents à Paris. La soudaine irruption de la Guinée Équatoriale comme nouvel eldorado pétrolier en Afrique, au cœur des intérêts français, vient perturber la donne géostratégique de cette région. De tout temps, quelque soit le contexte, post colonial dans les années 60, mondialisation et crise économique en 2012, la France a toujours gardé ce qu’elle considère comme son « pré carré » africain. Or, la Guinée Équatoriale n’est pas une ex-colonie comme les autres. Cette ancienne possession espagnole de 28.042Km2, nichée au golfe de la Guinée, s’était déjà opposée à la France en 1968 pendant la guerre de Biafra, entre 1967 et 1970. La guerre de Biafra, une riche province pétrolière de Nigéria, a fait plus de deux millions de morts. Ce conflit monté de toutes pièces par les pays occidentaux, surtout la France, a frappé l’Afrique dont la Guinée Équatoriale. La guerre de Biafra est le premier choc entre Paris et Malabo, alors Santa Isabel. Ce conflit dévoile la place stratégique de la Guinée Equatoriale dans le dispositif français en Afrique. Biafra c’est aussi la rampe de lancement du futur ministre des affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, conseiller personnel et secret du président Omar Bongo du Gabon. Kouchner arrive au Gabon au moment où la France aide Israël à se doter de l’arme atomique par l’uranium pillé au Gabon. En couverture, des avions bourrés d’armement, aux couleurs de la Croix Rouge, partent de Libreville avec des mercenaires et des faux vrais médecins, qui font escale à Malabo, sur l’île de Bioko, à vol d’oiseau de Biafra. Arrivé au pouvoir le 12 octobre 1968, le premier président de la Guinée Équatoriale, Francisco Macias Nguema, élu démocratiquement , interdit ce trafic de guerre français sur son territoire. Il appui la Fédération de Nigeria dirigée par le général Yakubu Gowon. Un coup dur pour la France. En réaction, Paris tente d’amadouer Macias en lui faisant un cadeau, l’enlèvement d’un opposant politique, Bonifacio Ondo Edu, exilé à Libreville, livré à Macias à Malabo. Paris l’avait déjà fait, en 1965, par l’enlèvement du leader marocain Mehdi Ben Barka, pour engraisser l’amitié entre le général de Gaulle et le roi Hassan II. Ondo Edu était l’un des plus grands hommes politiques de la Guinée Equatoriale, rival de Macias aux élections présidentielles. Malgré ce « cadeau » non demandé, l’homme fort de Malabo ne changea rien à sa ligne politique. Dans un discours à Bata, la deuxième ville du pays, Macias dénonce les ingérences françaises et le cynisme de la France en Afrique. À ses yeux, L’enlèvement d’Ondo Edu au Gabon relève plutôt des méthodes des voyous et du gangstérisme politique. En outre, le politicien livré par les Français à Malabo était très apprécié par sa population. Ancien chef du gouvernement autonome de l’ex Guinée espagnole (1964-1968). Son extradition illégale du Gabon montra aux Guinéoéquatoriens l’autre face de la France.

La Françafrique

Par la guerre de Biafra, la France a atteint son objectif au Nigéria. Elle a déstabilisé ce géant africain, leader du continent noir, seul pays africain capable de peser sur la scène internationale pour porter les revendications africaines. Le Nigéria mettra du temps à se relever. Le temps pour Paris de parfaire son réseaux politico-mafieux dans les capitales de l’Afrique francophone. C’est de « piloter » le destin des pays noirs à partir de l’Elysée, centre du pouvoir français. Biafra est la parfaite illustration de cette politique. Dans la présidence française il y a ce qu’on appelle la Cellule Africaine de l’Elysée. Elle est composée du président de la République et son conseiller en Affaires africaines. À l’époque de la guerre de Biafra la Cellule Africaine de l’Elysée était composée par le général de Gaulle et son homme de l’ombre, Jacques Foccart, faiseur des rois en Afrique. La Cellule dispose de tout le dispositif de l’appareil d’Etat français y compris les territoires d’outre mer, les pays indépendants, à la tête desquels on a placé des suppôts, incapables d’exister politiquement sans la France. Les membres du gouvernement français, dès le Premier ministre jusqu’au dernier sous-secrétaire d’Etat, sont des simples exécutants des décisions prises par la omnipotente Cellule Africaine de l’Elysée. Aucune autre démocratie au monde ne dispose d’un tel exécutif fortement voué pour la cause africaine. Le Parlement français est sollicité, l’Assemblée Nationale et le Sénat sont impliqués par le pouvoir gaulois dans son entreprise de pillage des ressources africaines. Le néocolonialisme français en Afrique fait l’objet d’un large consensus national en France, toutes les tendances politiques confondues. Préserver les dépouilles de l’ancienne grandeur de la France dans un continent symbole comme l’Afrique, aux ressources inépuisables, constitue une véritable cause sacrée pour l’oligarchie au pouvoir en France. L’exemple du Cameroun en est un cas d’école. Au Cameroun, la France impose un Haussa du nord, méconnu des Camerounais, à la tête du nouvel état indépendant, Amadou Ahidjo. Un haut fait de guerre que la vaillante armée française, vaincue en Indochine, va confirmer sur le terrain par des actes sordides : massacres des populations dans le pays Bassa, génocide inique dans le pays Bamiléké et assassinats des meilleurs intellectuels du pays, Ruben Um Nyobé, Félix Moumier et Ernest Ouandié notamment. Quant au Gabon, voilà ce que dit l’ancien président Omar Bongo à la revue Jeune Afrique Economique en septembre 1998 : «je suis allé à Paris, jene savais même pas que j’allais rencontrer le général de Gaulle, qui m’a effectivement posé un certain nombre de questions. Je ne savais même pas que je passais ce que certains appellent un examen. Ce n’est que le soir que Foccard est venu me dire : « Tu as fait une forte impression au Général ».

Teodoro Obiang Nguema un électron libre dans le « pré carré français »

C’est dire la puissance de feu de la France en Afrique. La Françafrique s’est adaptée parfaitement aux évolutions du temps. Elle se conforte même avec l’apport des nouveaux acteurs, d’autant plus que le gâteau africain regorge de richesses inépuisables dont la France en prend toujours la grosse part, alors que son poids international, dans un monde globalisé, s’est réduit au fil du temps. Certaines voix, en Afrique, commencent à contester cet outrage néocolonialisme sans commune mesure avec les temps présents. C’est le cas du président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, chassé du pouvoir par l’armée française, mais c’est aussi et surtout le cas du général Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale, qui, en bon hispanophone, a engagé un virulent mano à mano avec Paris. Le cas de Teodoro Obiang est exceptionnel dans la Françafrique. Contrairement aux autres Etats du « pré-carré » français, son pays, la Guinée Equatoriale n’a été ni colonie ni protectorat de la France. C’est un ancien territoire d’outremer de l’Espagne catholique. Contrairement à ses voisins francophones, la Guinée n’accède à l’indépendance que très tardivement en 1968. La passation de pouvoir entre l’ancienne métropole, l’Espagne, et le nouveau gouvernement de Malabo, s’est déroulée apparemment en bonne entente, dans les règles de l’art. À l’époque Teodoro Obiang Nguema est sous-lieutenant. Plus tard, il sera chef de la Garde d’Honneur de la Présidence de la République. Le 12 octobre 1968 l’Espagne franquiste accouche étrangement, sur le sol africain, une démocratie encore interdite à Madrid. Toutes les forces politiques de l’ancienne colonie ont participé au processus de la décolonisation, notamment le MUNGE (Mouvement National de Guinée Equatoriale) de Mr Bonifacio Ondo Edu ; le MONALIGE (Mouvement National de Libération de la Guinée Equatoriale) de Mr Atanasio Ndongo Miyono, l’UNION BUBI de Mr Edmundo Boriko Dioco et l’IPGE (Idée Populaire de la Guinée Equatoriale) de Mr Francisco Macias Nguema). Une constitution du régime présidentieliste est approuvée en avril de 1967, suivront des élections libres. Francisco Macias Nguema est élu premier président de la république. Son choix est la volonté de la plupart des électeurs. Au moment de l’indépendance, il n’est pas l’homme le plus populaire du pays, mais le politicien le plus en phase avec les revendications du moment. Il ne gagne la présidence qu’en faisant une alliance avec un autre leader, très populaire celui-là, Atanasio Ndongo Miyono, plus connu à l’extérieur. Pour les Espagnols Atanasio est l’homme de la situation qui garanti la viabilité du nouveau pouvoir dans l’ancienne colonie. C’est par ce même Atanasio qui arriva le malheur de la république naissante, avec sa tentative de coup d’Etat à Bata, le 5 mars 1969. C’est un échec cuisant et tragique. Atanasio est tué et Macias en profita pour décimer la classe politique qui a participé dans la lutte pour l’indépendance. Dans la foulé, Bonifacio Ondo Edu, en résidence surveillé depuis son enlèvement de Libreville, est assassiné dans la prison Bleak Beach de Malabo. On attribue ce meurtre à l’actuel chef d’Etat guinéo-équatorien qui était alors lieutenant de l’Armé Nationale (Guardia Nacional) chargé de la sécurité de l’île de Bioko. C’est aussi le début de sa longue carrière, il va faire le sale boulot pour le compte du président Francisco Macias Nguema du même clan familial. Macias se débarrasse de tous ses rivaux, dissout les partis politiques et proclame le parti unique en 1970. En 1973, Macias impose une nouvelle constitution, il s’autoproclame président à vie et Général Major des Forces Armées. La Guinée entre dans sa période la plus sombre de son histoire. Le dictateur instaure un régime de terreur sans précédent. Devenu commandant, gouverneur de l’île de Bioko et Directeur du plus grand centre pénitencier du pays, le sinistre Black Beach, Teodoro Obiang Nguema s’affirme comme le numéro deux de ce régime de terreur et attend son heure.

De chef de Prison à chef d’Etat

Très peu de gens connaissent la vrai personnalité de l’actuel homme fort de Malabo, contrairement au tempérament général de ses compatriotes, festifs et extravertis, Obiang Nguema, lui, est un homme fermé, hermétique, triste, peu bavard, discipliné, acharné, son bonheur est toujours le malheur des autres. Il est habité d’une volonté de fer fondé sur une double valeur : l’autorité et la criminalité. Il a été forgé à l’école militaire franquiste. Sa principale référence reste l’Académie Militaire de Saragosse (Academia Militar General de Zaragoza) là où il a acquis tout ce qui lui sert aujourd’hui pour diriger un Etat comme la Guinée Equatoriale. Son modèle, le général Franco, qui s’est fait connaître par ses massacres commis lors de la répression des ouvriers dans les mines des Asturies, au nord de l’Espagne. Sous le régime de Macias, Obiang va faire ses preuves et prendre des galons, alors que bon nombre de ses frères des armes trépassent. Pendant onze ans, de 1968 à 1979, il sera d’une redoutable efficacité pour le régime en place. Il tue et assassine sans états d’âme, au nom de Macias. Celui qui a exterminé tous les grands hommes de l’histoire de la Guinée Equatoriale , Enrique Gori Molubela, Expedito Rafael Momo Bokara, Jovino Edu Mbuy, Job Obiang Mba, Buenaventura Ochaga Ngomo, Jesus Alfonso Oyono Alogo, José Esono Mitogo, Valentin Ndongo Nangale, la liste est longue. C’est ainsi qu’il a monté dans la hiérarchie de la gloire, tel un Napoléon échafaudant ses cadavres ; Lieutenant Colonel, inspecteur des Armées et Vice-ministre de la Défense. Il sera, au temps de Macias son oncle, le seul officier à bénéficier de la confiance totale de son président. Il devient, de facto, un danger potentiel pour le dictateur. Après avoir éliminé tous les hommes de poids au pays, l’affrontement entre les deux hommes était devenu inéluctable. Obiang Nguema, le bras droit de Macias Nguema, mieux équipé et mieux préparé militairement, n’aura pas du mal à s’emparer du pouvoir. Il libère tous les cadres militaires embastillés par Macias et les lance contre lui. Le 3 août 1979, il met fin au règne de terreur de son oncle. Parvenu au pouvoir, Obiang Nguema procède à la neutralisation, voire élimination physique, de tous ceux qui l’ont aidé à la prise du pouvoir. Pour faire bonne mesure, dans une démonstration de force spectaculaire, en 1993, il tue Pedro Motu Mamiaga, l’officier mythique qui a joué un rôle déterminant dans sa prise de pouvoir, en arrêtant le dictateur Macias. Motu meurt dans d’atroces souffrances, torturé par des tortionnaires marocains prêtés à Obiang par Hassan II par l’intermédiaire de la France. Grâce à l’équipement militaire donné par la France, Obiang organise un véritable massacre dans l’île du Bioko contre les Bubis, la deuxième ethnie du pays, qui ont toujours demandé l’autogestion pour leur territoire. en profite entend tenir la barre tout seul. Ses alliances, jamais politiques, sont stratégiques, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Il garde sa liberté et grande marge de manœuvre. La France l’apprendra à ses dépens.

L’affrontement Obiang-France

A son arrivée au pouvoir le président Teodoro Obiang Nguema est coopté par le lobby françafricain, par l’intermédiaire de son voisin, Omar Bongo du Gabon. Les Français aimentce petit « caudillo » tropical sans état d’âmes. Habituée à traiter avec des hommes comme le, Maréchal Mobutu au Zaïre, général Habyarimana au Rwanda, Blaise Compaoré de Burkina Faso, la France incorpore très vite le nouveau général de Malabo. Pour le président Obiang l’entrée de son pays dans la Francophonie, l’Union Douanière des Etats de l’Afrique Centrale (UDEAC) constitue une stratégie, non pas une soumission à la France comme ses homologues africains. Obiang Nguema a construit tout seul sa propre légitimité. Par la force, la violence et l’assassinat, tout comme la France en Afrique. L’homme fort de Malabo ne doit pas son pouvoir à l’oligarchie de Paris. Sur le plan personnel, il préfère les préceptes plus catholiques de l’Opus Dei, qu’il a récité à l’académie de Saragosse, que la litanie des loges maçonniques de la Gaule. Son fils Teodorin, n’aime pas les maçons, d’où son malheur à Paris. Ces clivages se sont multipliés depuis que l’homme fort de Malabo s’est enrichi de l’argent des ses gigantesques gisements pétrolifères. Avant le pétrole, Obiang se donnait à la drogue, la plupart de ses diplomates étaient chargés de ce trafic dont le cerveau n’est autre que son proche collaborateur Lucas Nguema Esono, alias « Luquito », ancien Premier Secrétaire de l’ambassade de la Guinée Equatoriale à Madrid, expulsé de l’Espagne pour trafic de drogue, interdit de séjour dans l’Union Européenne. Luquito est l’actuel Secrétaire général du PDGE (Parti Démocratique de la Guinée Equatoriale) au pouvoir. Actuellement avec le pétrole, la Guinée Equatoriale est le plus grand bailleur du Trésor Français, qui gère zone Franc CEFA. Malabo revendique son droit de regard selon son apport financier devenu exponentiel au sein des institutions francophones. Autre pomme de discorde, Obiang Nguema, suivant les exemples de ses homologues togolais et gabonais, voudrait passer la main au profit de son fils, Teodorin Nguema Obiang, actuel ministre de la Défense et deuxième viceprésident de la République. Su le plan intérieur, il s’agit d’une bonne opération politique, Teodorin, comme il est surnommé, est celui qui s’impose parmi les fils de son père. Il est le plus populaire en Guinée Equatoriale, malgré ses frasques parisiens. Une donne qui échappe aux dirigeants français, habitués, eux, à désigner les rois en Afrique depuis Paris. Or le général Obiang Nguema ne se laisse pas faire. C’est le fond du problème. L’inculpation du fils du chef d’Etat de la Guinée Equatoriale, Teodorin Nguema Obiang, à Paris pour corruption, ainsi que la saisie de sa luxueuse demeure dans la capitale française ne sont que des gesticulations diplomatiques dans l’affrontement entre Obiang et le pouvoir français. L’accusation de corruption contre son fils ne trompe personne, alors que tout le monde sait que le train de vie de l’Etat français est alimenté depuis la nuit de temps par des caisses noires des officines africaines, montées de toutes pièces par Paris en Afrique. C’est le cas de Daniel Lebègue lui-même, le président de la section France de Transparency International, l’ONG qui a porté plainte contre la famille Obiang des « biens mal acquis ». Or, Lebègue est une figure très connu dans le milieu de la finance. Il a été président de la très puissante Caisse des Dépôts et Consignation, l’organisme français qui gère le portefeuille de l’Etat et la finance des banques. Le même André Lebègue est l’un des gérants du groupe français Technip qui a signé un juteux contrat avec Obiang en 2010. Le cinysme français est constant en Afrique, une donne historique flagrante. Le Cameroun et le Gabon sont des pays frères voisins de la Guinée Equatoriale, Obiang Nguema connaît les méfaits de la France dans ces pays. Ses crimes à lui ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de sang versés par Paris en Afrique. C’est pourquoi Il affronte la France avec le même cynisme hypocrite. Su le plan économique, le maître de Malabo pèse lourd, grand producteur du pétrole en Afrique, premier investisseur de la zone Franc, partenaire des sociétés françaises, dont Bouygues bâtiment et France Télécom, associé aux grandes multinationales du pétrole comme Exxon Mobile. Avec ces atouts, l’homme fort de Malabo entend dicter sa loi. Le message est clair : dans la Françafrique, la Guinée Equatoriale n’est pas un pays comme les autres.

Joaquin Mbomio Bacheng.


Source : Ondobacheng, 8 févr 2013

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