Ghana : souris ou délestage électrique ?

[Chronique]

Un rongeur aurait récemment provoqué des coupures de courant dans certaines zones de la ville de Kumasi, dans le sud du pays.

«Dumsor». Les délestages électriques planifiés sont à ce point ancrés dans le quotidien des Ouest-Africains qu’ils portent, au Ghana, un nom dérivé de deux mots en langues nationales : « dum » (« éteindre ») et «so» (« allumer »).

Au Sénégal, ces programmes de répartition alternée du courant ont même leur chanson : «Leep mo Lendem » de Youssou Ndour, dont le titre signifie littéralement «tout est dans l’obscurité ».

L’animal était coincé entre les fils
Si certaines zones de la ville ghanéenne de Kumasi ont été récemment touchées par des coupures d’électricité, Erasmus Kyere Baidoo, responsable de la région Ashanti de la compagnie d’électricité du Ghana (ECG), a démenti dans la presse locale qu’il s’agisse d’une suspension programmée du service pour cause de déficit énergétique.

Pour lui, les perturbations seraient attribuées au passage d’une souris. Pendant leur enquête destinée à identifier les causes de la panne, les ingénieurs auraient découvert l’animal coincé entre des fils sensibles.

La souris ghanéenne, un bouc-émissaire ?
Les responsables de la compagnie d’électricité affirment que le pays ne rencontre actuellement aucun problème d’alimentation pouvant conduire au retour de restrictions programmées, ni dans la capitale de la région Ashanti, ni dans d’autres zones.

Les consommateurs sceptiques qui pourraient douter de l’existence du rongeur incriminé se rassurent en apprenant que 1700 foyers de Seine-et-Marne avaient été privés de courant, l’année dernière, à cause d’un court-circuit provoqué par une cigogne « atterrie » sur un poteau.

Plus proche de la souris, une fouine avait plongé, en janvier en France, 17 000 Grenoblois dans la pénombre. La souris ghanéenne ne serait donc pas un bouc-émissaire…

Jeune Afrique

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