Chronique : Pour un large front pour le départ de Macky Sall

Il ne s’agit plus de sauver Sonko, peu importe la faute morale ou le péché véniel à lui reprocher, mais ici c’est de la Démocratie dont il s’agit. On ne peut être démocrate avec un despote, avec un homme bardé de complexes et qui use du bien commun, à lui confié, pour fausser la règle de compétition loyale et sincère.

Macky a fait le choix de l’autisme et de la cécité volontaire face au désir démocratique qui est consubstantiel à notre histoire politique.

Le Ponce Pilate auquel il joue lui est plus commode, surtout en ces circonstances où le paradigme de l’ingérence internationale se soucie peu des questions démocratiques et des libertés fondamentales, livrées aux ONG africaines, pour la plupart constituées de faussaires intellectuels, que de chercher à hisser ses doigts dans les rayons de L’HISTOIRE.

Une histoire, celle de notre PEUPLE, farcie de martyrs de la liberté, de Oumar Blondin Diop à Mamadou Diop, que le diktat du nouvel internationalisme inféodé aux laboratoires d’intelligence économique et monétaire des Trusts et Multinationales, pour ne pas désigner le grand Capital, voudrait sacrifier à l’autel de la réification d’un Césarisme de type tropical. h

PEUPLE sénégalais refusons cet embrigadement dans ce totalitarisme qui fait primer l’homo economicus trivial, clivant et excluant au service d’une minorité sur l’immense majorité que nous sommes, et à contrario des droits inaliénables consacrés à TOUS.

N’acceptons pas d’être soumis à un ordre politique et social qui favorise la minorité de riches au détriment de la majorité de pauvres.

Macky, Déby, Ould Ghazouani, Kaboré, Ouattara et Condé ont opté pour le choix de la collaboration avec les ennemis de notre bien être et de notre épanouissement collectif.

Comme Blaise Diagne le fît, en bon house negro, enrôlant les tirailleurs sénégalais qui servirent de chairs à canon dans un conflit auquel les africains avaient été conviés de force, ils ont, en complicité avec la France, décidé confondre la lutte contre le terrorisme islamiste au combat démocratique, afin de livrer le sol et le sous-sol africains aux rapaces du nouvel ordre mondial qui souhaitent installer le quartier de l’avenir humain en Afrique, sans son peuple.

Nul doute que le jeu démocratique, déjà biaisé par l’instrumentalisation des appareils étatiques au profit des partis au pouvoir dans nos démocraties tropicales, ne soit encore davantage faussé par la liquidation des opposants, au motif d’un soupçon de radicalité assimilable au terrorisme. h
Le Yémen du président Abdallah Saleh a déjà servi de laboratoire expérimental de ce type de procédé, l’Égypte du général Al Sissi s’y complaît sans sourciller, nonobstant d’avoir renversé un gouvernement élu démocratiquement et ordonné la mise à mort humiliante de feu Mohamed Morsi, quant à la Libye, n’eût été l’irruption de Recep Tayyip Erdogan, l’autocrate ottoman, le sort du premier ministre Sarraj se conjuguerait au passé, vu le soutien dont le Maréchal Aftar bénéficie de la coalition occidentale.

C’est dire que nos dirigeants se sont avoués impotents face aux appétits voraces des artificiers du nouvel ordre mondial qui souhaitent installer le quartier de l’avenir humain en Afrique sans les Africains.

Il ne s’agit plus de voler à la rescousse d’un faux messie qui, par sa légèreté, vient à se découvrir humain tout aussi humain que ses semblables que ses ouailles ont voulu surfaire en grand, mais de sauver notre patrimoine immatériel de lutte contre l’intrusion des forces occultes de domination extérieure.
Aguibou Diallo

Impact.sn

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