Charles Blé Goudé : « Je souhaite rentrer pour prendre ma place auprès des miens ».

Charles Blé Goudé veut rentrer au pays pour prendre part à la réconciliation nationale

-l’ex-chef du mouvement des « Jeunes Patriotes ivoiriens », accusé de « crimes contre l’humanité » puis acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), s’exprimait dans entretien avec des médias ivoiriens depuis les Pays-Bas où il réside actuellement.

Charles Blé Goudé, ex-chef du mouvement des « Jeunes Patriotes ivoiriens », accusé de « crimes contre l’humanité » puis acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré mercredi qu’il « souhaite rentrer en Côte d’Ivoire, en vue de prendre part à la réconciliation nationale ».

Goudé s’exprimait dans un entretien avec des médias ivoiriens via Whatsapp.

« Je me remets aux autorités de mon pays et je souhaite rentrer en Côte d’Ivoire pour prendre ma place auprès des miens (…) Je n’ai pas d’autre terre que la Côte d’ivoire, mais est ce que cela suffit. Entre le souhaitable, et le possible il y a un gap, donc j’ai exprimé mon intention de rentrer en Côte d’Ivoire, j’attends la suite pour que je puisse prendre part moi aussi à la réconciliation nationale », a déclaré Charles Blé Goudé, depuis les Pays-Bas.

Charles Blé Goudé a été accusé de crimes contre l’humanité avant d’être acquitté. Il a été libéré sous condition le 1er février 2019.

Depuis le 27 mai dernier, certaines conditions imposées à sa mise en liberté ont été assouplies. A l’instar de son mentor Laurent Gbagbo, il peut se déplacer en dehors du territoire où ils résident.

Evoquant la question de la réconciliation en Côte d’Ivoire dans l’entretien, Blé Goudé a affirmé sa disposition à jouer son rôle et à faire aboutir ce projet.

Charles Blé Goudé estime, en outre, qu’il « y a un temps pour se battre, et un autre pour faire la paix ». Il a appelé, à ce propos, toutes les parties à « tourner la page et à regarder l’avenir ».

Il a, toutefois, souligné que si les autorités acceptaient son retour, il restera « opposant ».

« Mon leitmotiv c’est le dialogue parce que je reste avant tout un opposant au régime. C’est ça que je suis. Je suis président d’un parti politique, président d’une coalition », a-t-il souligné.

« Je suis un opposant, je continuerai à critiquer ce qui me parait mal fait, à apprécier ce qui est bien et à faire des propositions, mais le plus important pour moi ce n’est pas de gagner les élections, mais de créer les conditions d’une élection transparente, de créer les conditions d’une Côte d’Ivoire qui saura prendre sa place dans le concert des nations », a-t-il ajouté.

Et de poursuivre « faisons un effort pour faire la différence entre la soumission et les compromis politiques, tout est fait de dialogue, tout est fait de négociation. Nous qui avons survécu à cette guerre, je pense que notre rôle est de créer les conditions d’une paix durable en Côte d’ivoire « .

Revenant sur la présidentielle du 31 octobre 2020, il a réaffirmé qu’il ne sera pas candidat et qu’il ne désignera pas de dauphin.

Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Blé Goudé s’était ouvert le 28 janvier 2016. Ils étaient jugées pour « crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire –tentative de meurtre, et persécution) » prétendument perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 .

Nadia Chahed

Agence Anadolu

Laisser un commentaire