Afrique centrale : derniers réglages avant le lancement de la Bourse régionale

Le régulateur du marché financier régional est revenu sur le chronogramme des activités devant déboucher sur le démarrage prochain de la bourse d’Afrique centrale à l’issue de sa session à Ndjamena, au Tchad.

La Bourse régionale des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) sera opérationnelle à partir du 05 juillet 2019 à Douala, au Cameroun. C’est la principale décision prise par la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) lors de sa session ordinaire du Collège du 11 au 13 2019. Des travaux notamment marqués par la prestation de serment de nouveaux membres du Collège de la COSUMAF devant la Cour de justice communautaire de l’Afrique centrale suivis d’un atelier regroupant les différents acteurs, investisseurs et émetteurs de la place financière du Tchad.

S’agissant de la fusion physique et institutionnelle des deux bourses Douala stock exchange (DSX) et de la BVMAC, rapporte la note d’information, les derniers réglages de diligences restantes sont en cours et aboutiront début juillet 2019 sous la coordination de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

En attendant la tenue des Assemblées générales extraordinaires de la BVMAC et de la DSX, relatives à la validation du traité de fusion le 1er juillet 2019, « il a été proposé que la nouvelle Bourse unifiée soit effective au plus tard le 05 juillet 2019 à Douala siège de la future bourse unifiée », a déclaré Nagoum Yamassoum le président de la COSUMAF.

Sur la base de ce chronogramme, le régulateur a affirmé que « la réalisation de ces différentes actions devra définitivement sceller l’unification du marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) confirmant ainsi la dynamique observée depuis le 11 avril 2018, date de la signature de la convention de coopération et d’échange d’informations entre la Commission des trois Marchés Financiers du Cameroun (CMF) et la COSUMAF ».

Depuis 2016, dans un contexte de réduction drastique des recettes budgétaires, les pays de la sous-région ont adopté le Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) en vue de restructurer les économies d’Afrique centrale à travers une profonde diversification des sources de financement des Etats et des entreprises. Dans cette perspective, « le marché financier sous- régional a été placé au cœur de la stratégie de relance économique de nos pays. C’est à ce titre, que le marché financier est consacré comme maillon essentiel et canal privilégié de financement des dynamiques communautaires » a insisté M. Yamassoum.

Restructuration du marché

C’est lors de sa session extraordinaire du 31 octobre 2017, à Ndjamena, au Tchad que la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC a scellé l’unification des marchés financiers de la sous-région, en établissant le siège de l’Autorité unique de régulation à Libreville au Gabon, celui de la Bourse régionale des valeurs mobilières à Douala au Cameroun et en désignant la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) en qualité de Dépositaire Central des titres, à titre transitoire.

Après le lancement des activités de la COSUMAF en en mars dernier à Libreville, le début des activités de la BVMAC en juillet prochain à Douala marquera définitivement l’unification de la bourse d’Afrique centrale. Raison pour laquelle le deuxième semestre de l’année 2019, devrait être marqué essentiellement par la restructuration des différentes entités du marché financier unifié, à savoir le Régulateur, la Bourse et le Dépositaire central, « afin de les doter des capacités opérationnelles nécessaires pour le décollage effectif du marché financier régional ».

L’Autorité de régulation unique dont des actions s’inscrivent pour le renforcement de la réglementation et à la dynamisation du marché financier exerçant ses missions et ses fonctions en adéquation avec les standards internationaux souligne la nécessité d’une présence active des acteurs publics comme condition essentielle permettant de susciter la confiance des opérateurs économiques et attirer les entreprises privées en bourse.

Achille Mbog Pibasso – Financial Afrik-

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