Le Maroc, futur pôle de production de prédilection pour Renault ?

Avec un nouvel objectif de 500 000 véhicules produits par an, la firme française accroît l’importance de son outil industriel en terre chérifienne.

Le Maroc, futur pôle de production de prédilection pour Renault ? Les dernières déclarations de son PDG, Carlos Ghosn, vont en tout cas en ce sens. « Nous allons avoir une capacité de production au Maroc de 500 000 véhicules par an », a-t-il déclaré samedi, à Rabat, lors de la 11e édition de la World Policy Conference (WPC). L’événement permet à 250 personnalités issues de divers horizons d’échanger, entre autres, sur les défis économiques majeurs des cinq prochaines années, sur le développement de l’Afrique ainsi que sur des sujets climatiques. S’il atteint un tel chiffre, le royaume deviendrait alors « un des principaux pôles de production de la marque automobile », a indiqué le dirigeant du groupe français. Pour l’atteindre, l’entreprise souhaite ainsi doubler la capacité de son usine de Casablanca. De 80 000 véhicules actuellement, elle passerait à 160 000 d’ici à 2022.

Entre demande marocaine… et export

Un nouvel objectif, donc, qui vise d’abord à répondre à une demande croissante des Marocains. Sur les neuf premiers mois de l’année en cours, une forte hausse des ventes de véhicules Dacia du constructeur a d’ailleurs été constatée, d’après des informations obtenues par le journal Les Échos. Vendredi, Carlos Ghosn a également affirmé que Renault au Maroc est l’exemple d’une « bonne coopération entre un groupe industriel qui apporte les investissements et l’emploi et un pays qui assure la compétitivité ». Et pour cause, l’industrie automobile est devenue le premier secteur exportateur au Maroc, devant les phosphates. En 2017, elle a en effet enregistré une croissance de 7,3 %. Illustration de ce dynamisme, l’usine de Tanger – la première d’Afrique – produit aujourd’hui 340 000 voitures par an, devenant par la même une véritable plateforme d’exportation, avec plus de 60 % de sa production destinée à l’export.

 

Pour rappel, l’entreprise française possède aujourd’hui des usines en Roumanie, en Slovaquie et en Turquie. Une stratégie mise en œuvre par Renault mais également par d’autres constructeurs. De quoi lui permettre de figurer parmi les constructeurs automobiles les plus rentables au monde. Nul doute que l’arrivée de PSA, le groupe Peugeot, à Kénitra constituera un nouveau challenge de concurrence, mais, chez Renault, on est serein car, incontestablement, on semble avoir trouvé la bonne formule pour durer.

 

– Le Point Afrique – « Automobile : Renault mise encore plus sur le Maroc »

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