Des panneaux solaires et éoliennes pour développer une végétation dans le Sahara

C’est l’idée surprenante de chercheurs qui ont imaginé l’installation de centrales éoliennes et solaires dans le Sahara. Résultat : plus de la pluie et de la verdure !
Rendre le désert vert, ce serait possible. C’est en tout cas le résultat auquel sont arrivés des chercheurs, dont l’étude a été publiée dans la revue Science en septembre. Il faut dire que le jeu en vaudrait la chandelle : le Sahara recouvre une surface gigantesque (quelque neuf millions de kilomètres carrés) au potentiel quasi-inexploité.

Les experts, issus des universités américaines de l’Illinois et du Maryland, ont ainsi démontré que l’installation de panneaux solaires et d’éoliennes dans le Sahara pourrait y provoquer des précipitations et, par conséquent, y développer une végétation !

Plus en détail, ils ont calculé que l’installation d’un grand nombre d’éoliennes et de panneaux solaires modifierait la température et les flux d’air, de sorte à ce qu’il y pleuvrait 0,59 millimètre par jour, contre 0,24 à l’heure actuelle.

De quoi avoir, selon les auteurs de l’étude, « un impact écologique, environnemental et sociétal important ». « La grande majorité du Sahara resterait extrêmement sèche », rappelait dernièrement à l’Agence France-Presse Daniel Kirk-Davidoff, professeur à l’université du Maryland. Pour lui, « une hausse de la pluie sur le pourtour sud du Sahara » faciliterait la pousse de plantes, ce qui permettrait ainsi à davantage d’animaux de se nourrir.

+50% de précipitations autour de deux fermes solaires
Comment arriver à un tel « miracle » ? Selon les auteurs de l’étude, les éoliennes et leur activité ont la faculté de faire descendre l’air chaud vers le sol, ce qui y augmente la température une fois la nuit venue. Dans le même temps, les mâts et les pales réduisent la vitesse des vents. L’augmentation des précipitations (et donc de la pousse de la végétation) résulterait de ce que ces mouvements modifieraient dans le rapport entre air et terre.

Mêmes effets avec les panneaux solaires : plus sombres que le sable, ils réfléchissent moins d’énergie solaire vers le ciel, ce qui a le don d’augmenter la température du sol et joue sur les précipitations. Dans le Sahara, les chercheurs ont ainsi constaté une hausse de 50% du volume des précipitations aux alentours de deux fermes solaires.

Au total, éoliennes et panneaux solaires feraient croître la température moyenne du sol de 2,6 degrés pour 35 millimètres de précipitations supplémentaires par jour. A certains endroits à la sécheresse extrême, comme le Sahel, on noterait même entre 200 et 500 millimètres de pluie en plus chaque année.

La Tribune Afrique — Un désert plus vert grâce aux éoliennes ? —

Par Article partenaire – Enedis

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